Cycle art : "Penser pour faire penser"

 

Guillaume Poulain parlera de la recherche artistique depuis son expérience
d'artiste et de professeur en école d'art. Il tentera une lecture
pragmatique du "faire" artistique, en étant attentif à repérer où se niche
la qualité d'une proposition artistique et ce, à partir de d'œuvres et de
situations vécues.

 

Image guillaume p

Penser pour faire pour penser

Ma proposition consistera à tenter d'expliquer en quoi cet intitulé - qui est celui que je donne au temps partagé avec les étudiants de première année dans l'école d'art où j'enseigne - pose dans son inélégance même, la pratique artistique comme "dynamique" de pensée, et où les objets produits (peintures, sculptures et autres) sont avant tout les jalons d'un développement de celle-ci.

Cependant, cette "pensée" doit être comprise comme celle du corps entier, une sorte de pensée pratique, dont l'intelligence est si souvent supérieure à ce que nous arrivons à nous formuler et comprendre dans une réflexion structurée. En cela, elle est intrinsèquement liée à une pratique sensible d'un lieu, d'attitude, de rencontres, de matériaux et de gestes.

Mon présupposé de départ sera qu'être artiste est une décision et non une valeur ou une compétence, comme un chanteur serait celui qui chante et non celui qui le fait "bien".

Dès lors, ce qui nous préoccupera sera d'établir un système de valeur qui pourra nous permettre de comprendre et juger en quoi un travail plastique serait de qualité ou une recherche rigoureuse. Dans ce contexte, chaque œuvre d'art se donne d'abord comme un certain jeu dans un certain système de valeurs, ce qui - si l'on souhaite en profiter - nous amène à tenir à distance nos propres apriori qui seront le plus souvent liés à l'habitude et la pensée dominante, c'est à dire au goût, au prix, au savoir-faire ou au labeur.

Je proposerai une sélection d'images éclectiques dans leur origine ou leur statut pour accompagner ma présentation, étant entendu que parler d'art sans formes - ou plutôt sans formes artistiques - m’apparaît comme un non-sens.

J'imagine cette rencontre comme un moment d'échange et de dialogue critique, et pourquoi pas joyeux.

 

Je suis sculpteur et enseignant en école d’art à Tarbes. Mon travail est en partie visible sur mon site internet guillaumepoulain.org et - pour les expériences les plus récentes - sur la page facebook à mon nom.

 

 

 

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Centre Jean Richepin, salle n°2

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