Morale et religion chez Kant

Toutes les religions imposent un code de conduite. Les valeurs affirmées dans ces codes sont justifiées par une transcendance divine et s’imposent à l’intérieur d’un système de récompenses et de punitions. Mais s’il n’y a pas en effet de religion sans morale, on en vient sans doute trop vite à considérer qu’il n’y a pas de morale sans religion. L’autonomie de l’impératif moral par rapport à toute transcendance implique une critique de la religion comprise comme une forme d’idolâtrie. Quelle peut être alors la place de la religion dans une philosophie morale ? Kant renverse le rapport habituel entre religion et morale, ce n’est pas la morale qui est une conséquence de la religion, mais la religion qui est une conséquence de la morale.

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