Séance du 4 avril 2017

Les éléments présentés lors de la séance, des extraits vidéo et des textes sont repris ci-dessous dans l'ordre de l'exposition. On peut donc suivre sur ce site à partir des éléments de cette page. On peut aussi se référer aux seuls textes distribués en séance: Seance 4 4 17Seance 4 4 17 (2.85 Mo)

 

La théorie du revenu de base

Extrait d'une conférence de Philippe Van Parijs à la Maison des sciences de l'Homme de Montpellier en 2015.

 

 

Les fondements philosophiques et symboliques

Texte d'Alain Caillé, fondateur du MAUSS, dans "Revue d'économie politique", N°71, novembre 2016.

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Critiques marxiennes

Bernard Friot, sociologue, professeur émérite à l'Université Paris-Dauphine

Texte de Bernard Friot : Revenu inconditionnel ou salaire à vie ? (www.reseau-salariat.info/d41d2d148de9ab56fdc69409d90a9a25?lang=fr)

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Jean-Marie Harribey, économiste, prof. émérite Université de Bordeaux IV, "Contre l'allocation universelle, ed. lettres libres, 2017

et un texte extrait de "Contre l'allocation universelle", éd. Lettres libres, 2017 :

05 harribey contre allocation universelle05 harribey contre allocation universelle (363.16 Ko)

Discussion

La condamnation de J-M Harribey est radicale. Ses travaux sur l'histoire des théories économiques comme son engagement constant dans le mouvement social, notamment à ATTAC, obligent à considérer au plus près la critique qu'il formule, inlassablement, dans de multiples ouvrages, articles et débats avec les partisans du revenu de base (multiples vidéos de ces débats sur youtube).

Deux textes en réponse sont proposés ici, l'un d'André Gorz (présenté lors de la première séance de l'atelier), l'autre de Jean Gadrey, lui aussi économiste, professeur émérite à l'Université de Lille I, lui aussi fortement engagé dans le mouvement social, lui aussi appartenant au groupe dit des "économistes attérés", ... et lui aussi opposant au revenu de base.

06 gorz au dela de la valeur06 gorz au dela de la valeur (3.4 Mo)

07 gadrey en finir avec la valeur economique07 gadrey en finir avec la valeur economique (235.57 Ko)

 

Critiques syndicales

08 rdb syndicats08 rdb syndicats (3.23 Mo)

 

Critiques philosophiques du point de vue moral

Comme signalé dans la vidéo introductive, le revenu de base est distribué indistinctement à ceux qui travaillent, à ceux qui cherchent du travail, à ceux qui ne peuvent pas travailler pour diverses raisons (santé, garde d'enfants, âge, ...), ... mais aussi à ceux qui peuvent travailler mais ne le veulent pas. N'est-il pas scandaleux de donner un revenu à ceux là ?

Le caractère inconditionnel du revenu de base constitue certainement la première source d'opposition. Il faut donc examiner les arguments en présence.

 

09 rawls et le surfeur de malibu09 rawls et le surfeur de malibu (220.18 Ko)

10 van parijs liberte reelle pour tous10 van parijs liberte reelle pour tous (295.54 Ko)

 

11 gorz raliement a inconditionalite11 gorz raliement a inconditionalite (10.67 Mo)

 

et son texte : 13 une vision maussienne13 une vision maussienne (225.4 Ko)

 

Critique économique : pour réduire la pauvreté, il y a plus efficace !

Jean Gadrey

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Discussion

L'argument est suffisamment fort pour qu'on s'y arrête.

Dans la video introductive, Philippe Van Parijs expliquait que pour "aider les pauvres", c'était plus efficace de donner le revenu à tout le monde, donc aux "riches" aussi. Il faisait référence aux "études empririques" montrant que pour aider les pauvres, les mesures générales étaient plus efficaces que les mesures ciblées : le "take-up rate" (littéralement : le taux de secours) atteint pratiquement 100% si la mesure est générale, alors qu'elle atteint beaucoup moins dans le cas de mesure ciblée comme pour le RSA par exemple. Il énonce 50% des personnes qui, ayant droit au RSA, ne le touchent pas (on s'accorde en fait sur le chiffre de 35%).

En France, cette question du "take-up rate" est connue sous le vocable de : "non-recours aux droits sociaux". Alors que les allocations d'aide sociale existent depuis fort longtemps, l'accent, jsuque dans les années 90 a été mis sur l'identification et la répression de la "fraude sociale". Pendant des décennies, les services sociaux ont été sommés de contrôler davantage les RMI et autres RSA pour lutter contre les bénéficiaires indus de l'assistanat et les "rmistes qui roulent en Porsche". C'est à l'exemple, notamment, de la Grande Bretagne, qu'en 1990, la CNAF a lancer une politique de maîtrise des risques distincte de celle du contrôle des pauvres : le non bénéfice des aides est un échec dans la réduction de la pauvreté et de la précarité qui, l'une et l'autre, conduisent à des situations (notamment de santé...) beaucoup plus "coûteuses" socialement et économiquement.

Jean Gadrey évoque cette question "du non-recours" dans l'extrait vidéo : "... je sais bien qu'il y a un problème de non recours mais on devrait bien trouver une solution...". Ceux qui travaillent sur ce problème semblent rencontrer quelques difficultés....

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En 2016, un rapport parlementaire (dit Rapport Sirugue), analyse très précisément les difficultés rencontrées lorsqu'une allocation (il y en a 32 actuellement !) est conditionnée par le niveau des ressources, la taille de la famille, l'activité, l'âge, .... toutes choses qui ont pour caractéristique d'évoluer dans le temps. Le tableau suivant donne une idée des démarches à accomplir. Par ailleurs, le décalage, inévitable, entre un changement de situation et sa prise en charge par l'organisme payeur (la CNAF le plus souvent) a un impact sur les ressources mensuelles. Il est à l'origine de rappels (bonne nouvelle) mais aussi de demande de remboursements "d'indus" (souvent une catastrophe). La solution proposée par le rapport Sirugue est de simplifier fortement le système actuel néanmoins, il restera conditionnée par le niveau de ressource et la situation familliale... il y aura donc toujours un seuil à passer, dans les deux sens....

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Points de vue d'écologistes

Baptiste Mylondo, économiste, enseignant à Centrale et à l'IEP-Lyon.

Dans l'extrait vidéo de Jean-Marie Harribey, celui-ci prennait à partie Baptiste Mylondo : "... je regrette, ce n'est pas parceque je joue à la belotte que je crée de la valeur économique....". Voici sa réponse : 20 mylondo belote20 mylondo belote (378.37 Ko)

 

Raphaël Lioger, philosophe et sociologue, Sciences-Po-Aix et Collège de philosophie.

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..... et pour terminer, un retour sur André Gorz avec lequel nous avions commencé l'atelier ....

 

 

 

 

Textes distribués en séance : Seance 4 4 17Seance 4 4 17 (2.85 Mo)

 

 

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