L'entropie

L’entropie :

Au départ, c’est un principe de la physique, (la thermodynamique, science de la chaleur). Selon un deuxième « principe » mis au jour par Sadi Carnot (1824), une masse chaude (dt la température est élevée) placée dans un milieu froid (de température inférieure) va se refroidir jusqu’à atteindre un niveau d’équilibre égal à la température du milieu augmentée de la température provenant de ladite masse. L'entropie est donc une perte. Augmenter l’entropie c’est augmenter la perte. 
Ce principe s’applique dans plusieurs domaines : par exemple, l'énergie s'écoule toujours de la haute intensité vers la basse intensité (haute pression vers basse pression, haut voltage vers bas voltage, … de l’ordre vers le désordre (l’entropie est le phénomène qui rend compte du fait que mon bureau est toujours en désordre malgré mes efforts pour le laisser rangé).

BS s’inspire aussi d’un mathématicien économiste, Nicholas Georgescu-Roegen (1906-1994), qui a généralisé ce principe d’entropie à l’ensemble de nos activités. On peut donc parler d’entropie sociale (désagrégation des solidarités par exemple …), d’entropie du langage (simplification et standardisation de la langue, le globish (combinaison de global et English), etc.).

Negentropie : c’est un « concept avancé par Erwin Schrödinger (physicien, 1887-1961, auteur de « Qu’est-ce que la vie ? » en 1947) pour expliquer le fait que l'organisation des êtres vivants s'oppose localement et temporairement à la loi de l’augmentation inéluctable de l'entropie. La néguentropie est en cela le processus qui caractérise le vivant en tant qu'il lutte contre la dissipation de l'énergie et la désorganisation qui en résulte. La notion a été généralisée pour décrire tout ce qui tend à créer de la différence, du choix ou du nouveau dans un système se développant dans le sens de sa propre conservation et/ou de sa transformation vers une amélioration ». (in dossier « Plaine commune »).

La thèse centrale qu’il propose pour faire du negentropique, à commencer dans le domaine économique et social, c’est une nouvelle conception de la valeur. Remplacer le couple valeur d’usage / valeur d’échange par ce qu’il dénomme une « valeur pratique » basée sur le savoir. Savoir au sens le plus large du terme, pas seulement les connaissances, mais aussi le savoir être, le savoir-faire, le savoir-vivre, etc.

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