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Orange et Dassault ?

Orange et Dassault ?

Que viennent faire ces entreprises dans le projet ?
La première, Orange, est connue notamment pour sa politique de gestion du personnel responsable d’une trentaine de suicides (sur deux ans et 105.000 salariés), la seconde pour ses avions de guerre. On peut donc s’interroger.

D’Orange, BS s’intéresse à son savoir-faire en matière de réseau de télécommunication et des techniques du WEB. Il cite, par exemple, ce qui a été fait à Loos-en-Goelle avec Jean-François Caron avec une convention passée entre cette entreprise et la commune : 
http://www.francetvinfo.fr/france/loos-en-gohelle-l-exemple-francais-du-developpement-durable_999981.html
https://www.loos-en-gohelle.fr/wp-content/uploads/2011/03/DP-Orange.pdf

L’unité de recherche et développement, Orange Labs, est l’héritière du CNET (Centre National d’Etude des Télécommunications). C’est un laboratoire énorme avec un budget de 845 M/an avec six grands projets de recherche et développement : les villes intelligentes(smart cities), le paiement mobile, l'agrégation de contenus, les connexions mobiles, les services et usages et les réseaux intelligents.  Dans la mesure où le projet de BS veut s’appuyer sur un « WEB réinventé », l’alliance avec une telle puissance de recherche est un atout considérable.

De Dassault, BS s’intéresse à Dassault System qui est le premier éditeur français de logiciels (et le deuxième européen -16.000 salariés). L’entreprise est très connue dans le monde industriel pour ses logiciels de conception assistée par ordinateur (CATIA) mis au point dans les années 80 pour concevoir, produire, maintenir ses avions.

Il faut ajouter le jugement sévère que porte BS sur la politique industrielle de la France en matière de télécommunication, de réseau et de web. Alors que le microordinateur a été inventé en France et que l’essentiel du WEB a aussi été inventé en France, ce sont les Etats-Unis, la Silicon Valley, qui ont été capables d’exploiter ces innovations majeures pour en faire des machines à alimenter la publicitée ciblée. Il dit dans une de ses conférences : « devant l’impuissance de la puissance publique, je suis bien obligé de me tourner vers le privé ».